Chien en voiture : installer le chien, protéger l'habitacle, limiter les dégâts
Un chien en voiture demande un cadre, une préparation et un peu d'entretien. Le bon dispositif dépend du gabarit, et les dégâts de griffes se règlent presque toujours simplement.
Un chien voyage en sécurité quand il est attaché ou calé dans un espace qui lui est réservé, et quand la voiture est préparée avant lui. Coffre séparé par une grille, harnais relié à la ceinture ou caisse arrimée : le choix dépend de la taille du chien, de la voiture et de la durée du trajet. La protection de l'habitacle vient ensuite, et les petits dégâts du quotidien se traitent sans drame s'ils sont regardés tôt.
Comment installer un chien dans la voiture ?
Trois dispositifs se rencontrent le plus souvent, et aucun ne convient à tous les chiens. Le choix se fait d'abord sur le gabarit, puis sur le tempérament : un chien calme tolère presque tout, un chien agité ou anxieux demande un cadre plus strict.
- La caisse de transport : elle convient aux petits et moyens gabarits, à condition d'être calée contre la banquette ou dans le coffre pour ne pas glisser au freinage. Le chien doit pouvoir s'y tenir debout et s'y retourner.
- Le harnais relié à la ceinture : il évite que le chien passe à l'avant lors d'un arrêt brusque, mais il demande un modèle prévu pour cet usage. Un collier ne remplace jamais ce harnais, parce qu'il appuie sur le cou.
- Le coffre fermé par une grille : c'est la solution des grands chiens, car il garde le conducteur concentré et laisse au chien un volume suffisant. Pour qu'il monte seul, une rampe épargne ses articulations.
Pour le conducteur, le point à retenir est simple : un chien libre dans l'habitacle gêne les mouvements et peut devenir un projectile lors d'un freinage appuyé. La ceinture de sécurité a été conçue pour retenir un corps humain en cas de choc, et le même raisonnement vaut pour un animal de plusieurs kilos.
Quels dégâts un chien laisse-t-il sur une voiture ?
Les dégâts d'un chien ne ressemblent pas à ceux d'un parking. Ils viennent des griffes, de la bave, de l'humidité et du poids, et ils se répètent à chaque trajet. Quand le chien saute dans le coffre en s'appuyant sur le pare-chocs, ses coussinets sableux laissent des rayures fines sur la peinture. Quand il attend à la portière, une patte posée sur l'aile ou sur la vitre trace le même genre de marque.
Si une portière, un pare-chocs ou une aile garde ces marques, la Carrosserie Valentine, à La Valentine dans le 11e arrondissement de Marseille, étudie le dégât à partir de quelques photos envoyées par formulaire, puis rappelle avec un devis gratuit. C'est une façon simple de savoir si une rayure reste dans le vernis ou touche le plastique, avant de décider de quoi que ce soit.
À l'intérieur, les vrais ennemis sont les poils sous la banquette, l'humidité après une balade sous la pluie et l'odeur qui s'installe dans les tissus. Une housse de coffre lavable et une couverture de banquette protègent mieux qu'un nettoyage tardif. Un chien mouillé s'essuie avant de monter : trente secondes avec une serviette évitent une heure de nettoyage.
Comment préparer le chien au trajet ?
Un chien qui découvre la voiture à quatre mois s'y habitue vite, à condition que les premières expériences soient courtes et agréables. On commence par quelques minutes moteur éteint, une récompense, puis un trajet jusqu'au bout de la rue, avant de partir plus loin. Une première sortie qui finit chez le vétérinaire installe l'idée que la voiture annonce de mauvaises nouvelles. La page première année explique pourquoi cette fenêtre d'habituation se referme avec l'âge.
Le mal des transports touche surtout les chiots, dont l'oreille interne n'est pas encore stable. Il se traduit par de la bave, des bâillements, des vomissements. Il disparaît souvent avec la croissance, mais il peut revenir chez un chien stressé. Un estomac peu rempli, de l'air frais et des trajets progressifs aident ; pour tout ce qui persiste, le vétérinaire reste la bonne porte. Les mécanismes de ce trouble, communs à plusieurs espèces, sont décrits à la page mal des transports.
Quelle fréquence de pauses pendant un long trajet ?
Il n'existe pas de règle officielle valable pour tous les chiens, mais un repère de bon sens se dégage : une pause toutes les deux heures environ, avec de l'eau fraîche et quelques minutes de marche, pour que le chien puisse se soulager et se détendre. Un chiot, un chien âgé ou un chien de petite taille demande des arrêts plus rapprochés. Un grand chien lourd, lui, a besoin de descendre sans sauter, surtout si le coffre est haut.
Ne laissez jamais un chien seul dans une voiture arrêtée au soleil. L'habitacle chauffe bien plus vite que l'air extérieur, même fenêtres entrouvertes, et un coup de chaleur peut survenir en quelques minutes. Cette règle vaut aussi pour les courses rapides, y compris par temps couvert.
Que faire si le chien vomit ou s'agite ?
Arrêtez-vous dès que possible, laissez-le descendre, proposez de l'eau en petite quantité et repartez calmement. Un chien qui halète fortement, bave de façon inhabituelle ou semble désorienté doit être mis à l'ombre sans attendre. Les trajets suivants se préparent avec un repas léger deux ou trois heures avant le départ.
Que faire quand le chien a abîmé la voiture ?
La plupart des marques de griffes se règlent sans sinistre. Quand le dommage est léger, il arrive que le coût de la remise en état soit inférieur à la franchise du contrat : mieux vaut donc obtenir un devis avant d'ouvrir un dossier auprès de l'assureur. Comparer les deux montants évite une déclaration inutile qui pèserait sur le contrat d'une année à l'autre. Votre contrat reste la seule référence sur ce qu'il couvre.
Pour la partie intérieure, un dégât de bave ou de griffes sur la sellerie relève d'un nettoyage spécialisé ou d'un remplacement de housse, rarement d'un dossier d'assurance. Pour la partie extérieure, photographiez la zone de près et de loin, en lumière douce, pour que l'artisan juge la profondeur de la rayure.
Le choix de la race change-t-il la vie en voiture ?
Oui, plus qu'on ne le croit. Un petit chien tient dans une caisse sur la banquette, voyage sans effort et ne rend aucune manœuvre difficile. Un grand chien impose un break ou un SUV, une rampe et un coffre propre à chaque trajet, comme le rappelle la page grande race de chien. Une race de troupeau, qui fixe tout ce qui bouge, peut aboyer à chaque cycliste croisé : le conducteur doit alors choisir un dispositif qui limite la vue vers l'extérieur.
Avant d'adopter, regardez donc la voiture autant que le logement : le gabarit adulte du chien à la taille du coffre, le nombre de passagers réguliers, la fréquence des trajets. La page choisir sa race selon son mode de vie rappelle que la voiture fait partie des critères, au même titre que l'appartement ou les horaires. Pour un foyer qui part souvent en week-end ou en vacances, un chien qui supporte bien le trajet est un atout aussi décisif qu'un tempérament calme.
La liste du départ
- Une gamelle pliable et une bouteille d'eau fraîche.
- Un sac pour les besoins, des lingettes et une serviette.
- Le carnet de santé et les coordonnées du vétérinaire.
- La housse de coffre ou la couverture de banquette, lavées avant le départ.
- Une laisse solide, rangée à portée de main plutôt qu'au fond du coffre.